Question Démarrer un potager sur un pré en pente.

Miguel

Membre d'honneur
Communauté des cabanes
Membre
Membre vérifié
Inscrit
1 Juin 2007
Messages
154
Points
18
Localité
sud aveyron
Bonjour, d'une manière la plus efficace possible:
Comment commencer à faire des planches sur un terrain (perpendiculaire donc à la pente, on a suivi la vidéo des 10 erreurs du jardin d'Emerveille à voir sur la chaîne YOUTUBE des cabanes), sur ancien pré (gyrobroyé tous les ans avec mousses ronces et graminées), cultures prévues en bas de terrain qui a une pente de 15° (sens de pente , bas de terrain vers le NE et haie d'arbres châtaigners et merisiers en limite de ce pré sur ce secteur NE donc travers de pente NW/SE) . Une pelle de 8T va venir creuser ici et là. C'est vallée du Tarn (causses aussi) 450m . Le but étant de conserver la couche de terre (ou la stocker le temps du travail) et de faire ou des planches sans contrefort si possible ou avec: piquets et planches en douglas sur 3 faces pour mettre le niveau à l'horizontal). Je réfléchi au modus opéranti pour début février. Mise en en condition la,plus efficace avec quelques apport et paillage avant plantation fin avril. A combien se tenir aussi de ces arbres pour les semis. Merci.
 

Thomas

Robinson
Membre
Membre vérifié
Inscrit
12 Août 2019
Messages
31
Points
8
Et pourquoi ne pas envisager une retenue collinaire en haut de parcelle et de dévier le trop plein par fossés sur les côtés? ça se pratique comme ça d'habitude. Enfin, c'est difficile de répondre précisément sans connaitre la taille de ta parcelle et celle de ton projet.
 

Miguel

Membre d'honneur
Communauté des cabanes
Membre
Membre vérifié
Inscrit
1 Juin 2007
Messages
154
Points
18
Localité
sud aveyron
Merci pour ce message, je ne pense pas que la création d'un étang en haut puisse se faire naturellement. Il faut bacher et remonter l'eau qui est stocké à mi hauteur du terrain en sortie de source.
Je pense trouver de la volige épaisse de Douglas et faire des demis chassis contre la pente. En gardant la terre de surface le mieux possible à l'endroit ou à l'envers si on met une couche dessus de paille et fumier par exemple avec du BRF en dessous. On fait bien des planches de culture avec des cadres en bois, pourquoi pas la même chose sur 3 côtés. :rolleyes:
 

Thomas

Robinson
Membre
Membre vérifié
Inscrit
12 Août 2019
Messages
31
Points
8
Hello,

D'abord tu pars avec un gros coup de pouce, tu disposes d'une source sur ton terrain. Initialement je croyais que c'était le ruissellement de l'eau sur ta parcelle qui t'ennuyait et te poussait à vouloir étager donc j'étais hors sujet. Il serait toutefois intéressant que tu nous donnes la dimension de ta parcelle, parce que j'imagine que si tu fais venir la pelle mécanique ce n'est pas pour 2 ares.
Je pense également que tu devrais d'abord à l'aide d'une simple pelle réaliser un profil pédologique de ton terrain d'abord pour savoir la nature de ton sol mais aussi savoir là où affleure la roche-mère. Car il me semble que la vallée du Tarn est particulièrement en relief suite aux bouleversement géologiques des mouvements tectoniques pyrénéens et je ne me rappel pas de sols profond dans cette région, au contraire l'on voit très souvent apparaître une roche calcaire mais ce sont des souvenirs très lointains pour moi. Cela fait, je pense que ça pourra t'aider à dimensionner tes planches un peu à la manière des rizières à étages, est-ce l'objectif?

Quand à l'apport de matière organique, il est bénéfique pour la vie du sol donc au potager, attention toutefois à la faim d'azote avec le BRF.
En tout cas courage et réussite dans ton projet!
 

CabanesRedac

Modérateur
Membre du personnel
Modérateur
Membre vérifié
Inscrit
28 Mai 2007
Messages
1 080
Points
45
Localité
12 et 974
Site web
www.les-cabanes.com
Salut et merci de tes remarques très pertinentes. Pour ce type de sol que conseillerais tu à Miguel (que je connais très bien) sur son sol pas très riche en couches s'il enlève proprement la première couche, creuse sa planche et pose un sandwich sommaire avec retour de la couche au dessus d'un BRF ou avec un peu de déchets venant du bois.
 

retrait

Baron perché
Membre
Membre vérifié
Inscrit
8 Novembre 2018
Messages
73
Points
10
Localité
Lozère bientôt
Bonjour, d'une manière la plus efficace possible:
Comment commencer à faire des planches sur un terrain (perpendiculaire donc à la pente, on a suivi la vidéo des 10 erreurs du jardin d'Emerveille à voir sur la chaîne YOUTUBE des cabanes), sur ancien pré (gyrobroyé tous les ans avec mousses ronces et graminées), cultures prévues en bas de terrain qui a une pente de 15° (sens de pente , bas de terrain vers le NE et haie d'arbres châtaigners et merisiers en limite de ce pré sur ce secteur NE donc travers de pente NW/SE) . Une pelle de 8T va venir creuser ici et là. C'est vallée du Tarn (causses aussi) 450m . Le but étant de conserver la couche de terre (ou la stocker le temps du travail) et de faire ou des planches sans contrefort si possible ou avec: piquets et planches en douglas sur 3 faces pour mettre le niveau à l'horizontal). Je réfléchi au modus opéranti pour début février. Mise en en condition la,plus efficace avec quelques apport et paillage avant plantation fin avril. A combien se tenir aussi de ces arbres pour les semis. Merci.
Salut les membres. Il faut faire des planches avec de quoi maintenir la terre. Le Douglas peut être bien, on fait même des planches sur des caissons à 1 mètre de haut et si tu passes une mini pelle, le terrain peut glisser plus tard, s'il n'est pas tenu par un enrochement. Ou çà va faire des sols un peu défoncés. La mini pelle n'est pas une solution à tout.
 

Babs

Membre d'honneur
Communauté des cabanes
Modérateur
Membre vérifié
Inscrit
15 Mars 2012
Messages
120
Points
20
Localité
Ardennes
C'est vrai que les paysans d'autrefois passaient en restanques. Une manière aussi de gérér les pierres et de faire des terrasses. Si on peut en avoir c'est très joli mais cela peut aussi se casser la figure et là, c'est beaucoup de travail. Les prés en pente servaient aux vaches. c'est aussi pas mal de maintenir une possibilité de bouger les planches et de passer en élevage selon les besoins.
 

lotonomiste

Cabanaute
Membre
Inscrit
11 Août 2025
Messages
3
Points
0
les restanques, un peu obligé dans le sud-est de a France, beaucoup de terrains en pente vu la géographie
 

Copper

Baron perché
Communauté des cabanes
Membre vérifié
Inscrit
19 Septembre 2016
Messages
77
Points
8
Je ne connaissais pas les retenues collinaires
j'ai vu ce que c'était. Bon un pro c'est une demande d'autorisation j'ai la bizarre impression d'avoir lu dossier loi sur l'eau/ J'ai demandé avec un question simple petite source et ecoulement de toit?

Si je veux depuis une source ancienne qui est très faible (500L par jour max ) faire un bassin de 4x5m de côté sur 1.5m de profondeur?

Pour créer un bassin de 4 x 5 mètres sur 1,5 mètre de profondeur alimenté par une source très faible (environ 500 litres par jour), le point essentiel n’est pas tant la taille du bassin que l’impact sur l’écoulement naturel de l’eau.
Un bassin de ces dimensions représente environ 30 m³, soit 30 000 litres. Avec un apport de 500 litres par jour, il faudrait environ deux mois pour le remplir, en supposant qu’il n’y ait aucune fuite ni infiltration. Le renouvellement de l’eau serait donc très lent, ce qui pose aussi des questions techniques (qualité de l’eau, stagnation, étanchéité).
Sur le plan réglementaire, ce qui compte, c’est la nature de la source et son rôle dans le milieu environnant. Si cette source alimente un fossé, un ruisseau, une zone humide ou un écoulement vers l’aval (chez un voisin par exemple), le fait de capter son eau peut être considéré comme une modification d’un écoulement naturel. Dans ce cas, le projet peut relever de la “Loi sur l’eau”, même si le débit est faible. Juridiquement, un petit débit reste une ressource en eau dès lors qu’il s’agit d’une source naturelle.
En revanche, si la source ne participe pas réellement à un milieu aquatique identifiable et si tu maintiens une continuité hydraulique (par exemple avec un trop-plein restituant l’eau à l’aval), le risque réglementaire est plus limité. L’administration vérifiera surtout que vous n’asséchez pas une zone humide, que vous ne modifiez pas un cours d’eau existant et que l’impact en aval reste négligeable.
Enfin, le contexte local est déterminant : zone agricole ou naturelle, secteur inondable, présence de zones humides cartographiées, proximité d’un cours d’eau. Dans certains territoires, les services de l’État sont particulièrement vigilants sur les captages de sources, même modestes.
Avant d’engager les travaux, il est prudent de vérifier le zonage au PLU, de consulter les cartes des zones humides et, si un doute subsiste, d’interroger la DDT ou le service compétent par écrit. Cela permet de sécuriser le projet et d’éviter toute remise en cause ultérieure.

Pour un toit de 10m2
à environ 500 m d’altitude, la pluviométrie est assez modérée à élevée, typique d’un climat tempéré avec influence montagnarde plutôt que méditerranéenne sèche type Ardèche :

  • Les relevés météorologiques et données climatiques indiquent une pluviométrie annuelle moyenne autour de 800 à 900 mm par an.

Pour une surface de toiture de 10 m², le calcul de récupération d’eau de pluie se fait avec la règle simple :
1 mm de pluie = environ 1 litre par m² de toiture.

Donc, avec ~800 mm de pluie par an :

10 m² × 800 mm = 8 000 litres/an

En pratique, une partie de cette eau ne sera pas récupérée à cause des pertes (premier rinçage, débordement, inefficacité du système). En appliquant un rendement réaliste d’environ 0,8 à 0,9, on peut retenir :

~6 400 à 7 200 litres d’eau récupérable par an pour un toit de 10 m²
 
Haut